Notre Histoire

Notre Histoire

Devriez-vous être reconnaissants envers les cambrioleurs qui ont forcé la porte de votre maison? Restons sérieux … ceci m’est arrivé il y a 25 ans, lorsque tout à coup un chien est devenu membre de notre famille … 

Enfant,  j’avais été habituée à avoir des chiens mais une fois mariée, nous avions décidé de ne pas en avoir. Pourtant ces voleurs nous ont fait changer d’avis. Un petit chien allait, dorénavant, pouvoir faire partie de notre famille à condition toutefois d’être un bon gardien.
Pas une minute à perdre !  Le jour même, sans même m’être renseignée, je commandai par téléphone un Schnauzer dans un chenil qui vendait différentes races. Elle avait douze semaines, elle n’était pas du tout socialisé et si peureux qu’elle se cacha pendant deux  jours sous notre fauteuil. Elle avait des puces et son abdomen était rempli de vers.
En résumé, c’était mal parti!
En consultant la littérature spécialisée, j’appris que les chiens de cette race avaient besoin d’être bien éduqués car ils sont têtus… mais mon chien était tout simplement très peureux. J’étais déterminée, je voulais qu’elle devienne un bon compagnon. Avec mon chiot sous le bras, je me rendis immédiatement à l’école canine “Hond en Gezel”.

Les leçons débutèrent dans le “groupe chiots”, pour évoluer petit à petit vers les groupes suivants.
Après de nombreux efforts, j’ai finalement gagné sa confiance. Et ce, en douceur,… il n’était pas question de lever la main!
Au fil du temps, j’ai pu voir quelques bons éducateurs à l’œuvre, qui chacun à leur manière aimaient les chiens, appréciaient leur maître et n’hésitaient pas à transmettre leur savoir avec parfois même un brin d’humour.

Ces personnes m’ont donné l’envie de devenir à mon tour éducateur canin.

Une des conditions pour devenir éducateur canin est d’être en possession du brevet de maitrise. Avec cette idée en tête, j’ai travaillé énormément afin d’atteindre mon but. Cependant, j’avais déjà bien compris que mon “petit schnauzer” n’était pas un chien de concours. Elle était amusante, assez sociable avec les chiens et les humains, elle pouvait m’accompagner partout, mais elle n’était pas encore sûr d’elle. L’obtention du brevet de maîtrise fut pour moi un soulagement et marqua le début d’un nouveau hobby….ou plutôt d’une nouvelle vie… (merci à ces messieurs les voleurs !).

Après une petite formation dans chaque catégorie, je fis mes débuts comme éducatrice pour chiots.
Je suivis de nombreux workshops, cours et conférences. Je lus de nombreux livres sur les principes “d’éducation à la récompense” et sur l’entrainement en général. J’absorbai toute ces matières un peu comme une éponge! Je suivis également un cours d’éducateur canin auprès du URCSH et y obtint mon brevet.

Lorsque mon petit Schnauzer eu sa première portée,  je fus en mesure de confier des chiots hyper sociables à leurs nouveaux maîtres.
Treize années durant, j’ai donné cours en tant qu’éducatrice pour chiots le mercredi soir et le dimanche matin.

Enseignante de formation, j’ai toujours énormément apprécié partager ma connaissance avec les personnes qui avaient fait l’acquisition d’un chiot. Je leur expliquais le fonctionnement de son cerveau, comment ils pouvaient l’éduquer, l’entrainer, en faire un animal de compagnie ou le préparer à la participation de concours canins. Tout ceci me procura une énorme satisfaction et beaucoup de reconnaissance.

C’est durant ces années que j’ai découvert une race qui m’était, jusque-là, inconnue; le Beauceron. Un membre du club, compétiteur par excellence, était également éleveur de cette race.

Je restais bouche bée en voyant comment ses chiens étaient désireux de “travailler”, la force qu’ils dégageaient et le sentiment de fidélité qui se dégageait de leur regard. Lors de chaque leçon, il était accompagné de ses chiots en vue de les socialiser. J’étais sous le charme et il fallut peu de temps pour que je commence à entrainer un de ses chiens.

Il s’appelait Astor, un mâle Beauceron Arlequin, un chien magnifique aux oreilles coupées.

Peu de temps après, j’appris qu’Angel, la sœur d’Astor attendait une portée. Je ne voulais pas laisser passer cette chance et je réservai mon premier Beauceron. J’eu le privilège de pouvoir choisir un chiot, et d’être présente lors de la mise bas.

J’emmenais souvent toute la portée en promenade afin de la socialiser: en rue, en ville, en balade. Ceci me permit de bien observer les chiots afin de choisir la femelle idéale.

C’est ainsi que Chinouk du Val du Borhite entra dans ma vie. Elle fut ma grande, fidèle et bonne amie. Chinouk était très sociable, tant avec les chiens que les humains. J’étais toujours attendrie lorsque je la voyais en action. Elle avait ce sens de l’humour qui me remontait le moral lors des jours plus difficiles. Elle a été ma meilleure compagne lors de mon divorce, mon déménagement, pendant mes innombrables balades, concours et week-ends en famille.

A la maison, Chinouk me suivait comme mon ombre. Elle n’était pas vraiment un chien de concours, car elle était trop grande pour répondre aux critères de cette race et elle avait une oreille qu’elle pouvait redresser complètement. Mais pourtant c’était une chienne magnifique et d’une impressionnante beauté intérieure.

 

Je lui appris une série de tours d’adresse avec lesquels elle gagna rapidement la sympathie de tout le monde.

Lors de la “journée des animaux”, elle m’accompagnait à l’école. Je participais également à des sessions dans des fermes pédagogiques locales avec comme thème les chiens et leur comportement.

  

Elle m’accompagnait aussi lors de mes sessions d’entrainement pour chiots et se comportait un peu comme une maman indulgente pour ces jeunes chiens très enthousiastes.

Je parcourus les différents groupes avec elles. Et pour le programme numéro 1

d’obéissance nous avons atteint le championnat de Belgique.

Au programme numéro 2, elle effectua une bonne prestation, mais cette fois c’est moi qui étais nerveuse et je perdis quelques points lors des moments critiques. Mais Chinouk,, elle, ne me laissa jamais tomber!

 

  

A cette période je fis l’acquisition d’Emile, un Beauceron originaire de France. Mais une maladie l’emporta et il ne vécut que 7 mois.

J’eu alors l’occasion d’adopter Astor du Lagide qui a quelque peu soulagé ma peine. Chinouk avait ainsi un bon camarade pour courir à travers les champs et la forêt.

Je prenais un plaisir fou à les regarder courir tous deux au galop. C’était magnifique!
Une petite chienne noire “croisée” venue d’un refuge et nommée Baila compléta la bande.
Cette petite chienne accompagna ma fille lorsqu’elle emménagea dans sa propre maison.

 

  
Durant cette période avec mes trois chiens à la maison, je fis la connaissance de Donat.
Comme par hasard, il était aussi passionné par les chiens. Il avait toujours eu un Golden Retriever, mais le Beauceron lui était inconnu. Il tomba immédiatement sous le charme de cette race.
Donat vécu la disparition d’Astor qui venait tout juste d’avoir 14 ans. Nous avions du chagrin et après quelques temps il était évident qu’il y avait une place pour un nouveau petit arlequin dans notre famille. Nous sommes allés en France pour ramener Mamzelle du Mont des Croisettes, notre premier chiot en tant que couple.

  

Nous sommes passionnés par les chiens, mais aussi amateurs de nature et de jardinage. Nous avons fait l’acquisition d’une maison avec une forêt comme jardin. Cette maison était l’endroit rêvé  pour nous consacrer pleinement à nos hobbys.

Nous imaginions déjà comment Chinouk allait pouvoir profiter d’une pension bien méritée, gambader dans les sentiers boisés et  voir Baila et Mamzelle batifoler dans les bois.
Malheureusement les choses se sont déroulées autrement. Peu avant notre déménagement,  Chinouk nous a quitté prématurément à la suite de problèmes cardiaques. Elle allait, à une semaine près, avoir 14 ans. Nous nous étions tellement réjouis à l’idée de la voir dans son jardin….mais non, le sort en a décidé autrement. C’est en hommage à notre Chinouk que nous avons choisi le nom “la Forêt de Chinouk”… pour notre nouveau lieu de vie et notre activité.

Mamzelle est devenue son successeur émérite. Elle est “travailleuse” et à 11 mois elle a réussi le test de comportement social du URCSH. A l’âge d’un an, le 24/04/2017 elle a obtenu 95/100 pour son test d’obéissance.

La polyvalence du Beauceron continue de m’étonner. Pour l’instant j’ai abandonné mes engagements d’instructeur de chiots au sein du club ce qui me donne plus de temps pour essayer de nouvelles choses avec Mamzelle. Je suis toujours membre du comité de direction et j’effectue régulièrement des remplacements dans les différents groupes au sein du club. J’ai également eu l’occasion de participer à un cours de détection d’odeurs que Mamzelle a suivi avec brio.

Nous participons également à des concours d’obéissance chez les débutants et suivons un cours au travail sur moutons au WooFFz.

Je présente de temps à autre Mamzelle lors de show canins.
Depuis janvier 2018, nous avons une deuxième arlequine dans notre maison: Qamille. Elle aussi fait d’obéissance et des expos.